Interview client SWIMBOT : Philippe, nageur en eau libre / Finisher de la traversée de la Manche

: Retour au blog Posté par: SWIMBOT TEAM Dans: INTERVIEWS SWIMBOT Sur: mercredi, janvier 25, 2017 Commentaire: 0 Vues: 828

"L'apport d’un tel outil dans nos séances bien ciblées ne peut que nous faire progresser. En conclusion du débutant au nageur confirmé le Swimbot doit faire partie de notre « filet » de natation tout comme le pull, les plaques, le tuba ou la planche. Avec ses améliorations techniques comme la cadence ou la musique le Swimbot est bien l’outil INDISPENSABLE, à la pointe de l’innovation, qui nous permettra de tirer le meilleur de nous-même."

Philippe, racontes-nous en quelques mots ton parcours sportif et ce qui t'a mené à l'eau libre, ta passion aujourd'hui.

Au niveau sportif j’ai un parcours très hétéroclite. J’ai débuté par le football (3eme division nationale) puis le tennis( classé 15/5). Ensuite j’ai fait du rallye automobile ou j’ai gagné une course nationale en groupe N. Puis je me suis tourné vers le triathlon durant cette période j’ai fait 4 Ironman avant de me lancer dans la natation en 2008. En 2010 j’ai commencé par faire de l’eau libre car mon niveau de performance en bassin n’était pas terrible. J’ai décidé de me tourner vers des traversées ou le seul défi était de réussir sans aucune notion de temps.

Tu as traversé la Manche à la nage il y a quelques mois. Qu'est ce qui t'a motivé à réaliser cette performance exceptionnelle ?

C’est le dépassement de soi. C’est aussi prouver qu’un nageur moyen puisse réaliser des défis un peu fous et hors normes en s’entrainant méthodiquement. Je voulais me prouver que j’en étais capable contre l’avis de tous.

A quoi pensais-tu pendant ces longues heures de nage dans la Manche ?

Durant la traversée je n’étais qu’à l’écoute de mes sensations. Je n’ai pensé que positif malgré toutes les difficultés rencontrées. J’avais conscience de ce que j’allais éprouvé, ce que mon corps allait subir. Il suffisait juste d’attendre que cela passe (crampes, mal au dos, piqures de méduses, envie de vomir, mal aux épaules…).

Quelles ont été tes plus grandes difficultés pendant la course ?

Ma plus grande difficulté fut de devoir respirer en 3 temps durant plus de 7h. Afin d’être protégé des vagues j’ai dû nager à droite du bateau accompagnateur et comme je ne respire qu’en 2 temps et à droite je devais me forcer à tourner la tête à gauche afin de pouvoir suivre le cap du bateau.

Comment t'es-tu préparé pour cette expérience ?

Ma préparation a duré 2 ans et demie. J’ai nagé bien sur en piscine mais aussi en mer. J’ai effectué des stages à Majorque en février afin d’avoir une eau à 14°. J’ai habitué mon corps à l’eau froide car la Manche c’est une mer dont la température est aux alentours de 14-15° même au mois d'août. Le mois précèdent la traversée j’ai aussi effectué en stage en Irlande durant 10 jours avec une eau à 10°. Cela m’a forgé physiquement et aussi mentalement. Un tel défi ne peut se gagner qu’avec un fort mental. J’ai durant ces 2 années rejeté toutes les ondes négatives qui venaient « polluer » mon esprit. Je me suis entraîné dans des conditions extrêmes car le jour J il est indispensable de ne pas être surpris par un nouvel élément. En me lançant dans un tel défi j’avais bien isolé chaque critère de cette traversée. Mon entraînement a permis de travailler sur chaque point du « puzzle » ce qui a permis le jour de la traversée de mettre bout à bout chaque pièce de ce puzzle pour qu’aucun grain de sable ne vienne enrayer ou noircir le tableau final.

Tes prochains projets ? 

Je viens de participer au championnat du monde d’Ice Swimming avec l’équipe de France en nageant 1000m dans une eau à 2 degrés, en maillot de bain bien sûr. En juin je vais re traverser la Manche mais en relais en mémoire du centenaire de la 1ère guerre mondiale et de la collaboration Franco-américaine. En septembre j’effectuerai la traversée du Détroit de Gibraltar et en juillet 2018 je tenterai d’être le 1er français à réussir le North Channel, une traversée entre l’Irlande et l’Ecosse dans une eau entre 10 et 12°.

En eau libre, quels sont les principaux "ingrédients" techniques à maîtriser selon toi ?

Je pense qu’en eau libre l’atout majeur est de savoir se diriger. Il est évident que plus nous aurons une technique parfaite plus nous nagerons avec efficience. Il faut bien sur savoir jouer avec les éléments naturels.

Tes forces et tes faiblesses en natation ?

Ma principale faiblesse est ma technique très particulière, en fait mon manque de technique. Ma force est mon mental je pense.

Tu fais partie de nos premiers soutiens/clients et nous t'en remercions. Qu'est ce qui t'a séduit chez SWIMBOT ?

Pour moi le Swimbot est vraiment l’outil révolutionnaire dans le monde de l’apprentissage de la natation. Il est utile pour le bon nageur afin de parfaire sa technique et il est indispensable pour le nageur débutant afin d’acquérir une bonne technique.

Que penses-tu de la manipulation de l'appareil ? 

La prise en main semble peut-être un peu compliquée au début mais ensuite avec un peu d’habitude et durant une pratique régulière il est très simple d’utilisation et surtout très complet.

Ton exercice préféré ?

Pour moi c’est indéniablement le placement de la tête. A ma décharge je viens du triathlon j’ai tendance à trop relever ma tête et donc à ma freiner. En natation la tête c’est le volant de la voiture : là ou tu la tourne tout le corps suit donc il est indispensable de corriger cela pour avoir une tête fixe ! 

En quoi le pack SWIMBOT (vidéos + appareil) te sont utiles dans ta préparation ?

Pour moi le Swimbot avec ses tutoriels m’est indispensable pour la raison citée plus haut mais aussi pour mes prises d’appuis, la trajectoire de mon bras sous l’eau. La vidéo est un outil pédagogique extrêmement important afin de visionner et d’enregistrer le bon geste. Dans les longs raids il est important de s’économiser tout en gardant un niveau de performance élevé. La recherche de l’économie dans l’effort passe par une meilleure technique afin d’éviter au maximum les résistances à l’avancement.

Du point de vue "coach", quel est ton regard vis-à-vis de l'utilisation du SWIMBOT ?

Oui je pense vraiment que le Swimbot peut permettre de faire progresser certains nageurs au sein d’un groupe. L’auto correction et la prise de conscience des nageurs peut permettre au coach de gagner du temps dans sa pédagogie. L’utilisation du Swimbot durant mes entraînements me permet de lancer tel ou tel nageur en autonomie avec l’assurance d’une correction efficace en fonction de l’exercice choisi.

Conseillerais-tu le pack SWIMBOT ? Si oui à qui ?

Finalement le Swimbot est à conseiller à tout le monde. Nous avons tous des défauts techniques, ce qui ne nous empêche nullement d’être performant. Toutefois l’apport d’un tel outil dans nos séances bien ciblées ne peut que nous faire progresser. En conclusion du débutant au nageur confirmé le Swimbot doit faire partie de notre « filet » de natation tout comme le pull, les plaques, le tuba ou la planche. Avec ses améliorations techniques comme la cadence ou la musique le Swimbot est bien l’outil INDISPENSABLE, à la pointe de l’innovation, qui nous permettra de tirer le meilleur de nous-même.



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